16 décembre 2005
LE PÈRE NOEL PASSERA-T-IL A HONG KONG
?
L'agriculture joue gros à cette heure-ci. Si le MEDEF a
choisi la voie de la libéralisation à outrance, l'agroalimentaire et donc tout
le milieu rural retient son souffle au risque de voir M. Mandelson lâcher plus
que ce qu'il a déjà proposé. Heureusement, d'autres pays comme, par exemple la
Chine, la Corée, le Japon avec le riz se trouvent dans une situation similaire à
la nôtre.
Il ne faudrait pas qu'en plus de la forte baisse des revenus
agricoles de cette année, l'agriculture ne puisse subvenir à ses besoins, et que
l'Europe se fasse dicter sa politique alimentaire par d'autres.
Il faudra un
acte politique bien courageux où dans ce domaine comme dans bien d'autres, nos
élus ne s'engagent plus et depuis longtemps. L'heure de la raison a sonné. Si
notre agriculture répond à des attentes sociales, environnementales et
sanitaires, elle ne répond pas à des critères économiques. Les sirènes des
"anti-tout" vont-elles commencer à célébrer le deuil agricole ! Non
répondrai-je.
Car notre agriculture est riche en qualité tant du produit que
des hommes. Comme depuis la nuit des temps nourrir les hommes restera notre
raison d'être et notre fierté mais les nouveaux débouchés et la recherche sont
autant d'atouts précieux pour que l'horizon s'éclaircisse.
Daniel
Peyraube
9 décembre 2005
LE MAUVAIS CHOIX DU SÉNAT
Retour sur discours. A Murat en
octobre 2004 dans le Cantal, le Président de la République s'engageait à
supprimer progressivement l'impôt foncier sur le non bâti.
Automne 2005. Au
SPACE à Rennes, le Premier Ministre proposait un calendrier d'exonération de la
TFNB où la première étape démarrerait dès 2006.
Aujourd'hui. A notre grande
surprise, les sénateurs ont proposé un amendement qui remet en cause ce projet
alors que l'État s'est engagé à compenser intégralement les collectivités
territoriales et notamment les communes. Remarquons également que la part
concernant les chambres d'agriculture n'est pas concernée.
Quelle mouche a
donc piqué nos sénateurs d'habitude sensibles aux problèmes agricoles alors que
dans le projet de loi d'orientation agricole, le manque de perspective en terme
de réduction de charges est flagrant ?
C'est dans l'objectif de revenir sur
cette décision que nous avons sollicité nos élus parlementaires pour qu'ils
interviennent à la commission paritaire qui doit se réunir
prochainement.
Avec la conjoncture actuelle, toute économie est bonne à
prendre d'autant plus que la France est un des rares pays à prélever une telle
taxe.
Dans le même registre, la FDSEA a défendu la situation des agriculteurs
touchés par la sécheresse pour obtenir un dégrèvement de 70 % de la TFNB pour
les parcelles cultivées et les prairies.
Cet acquis est effectif puisque les
agriculteurs concernés recevront ces jours-ci un courrier des services fiscaux
faisant état de ces montants.
Jean-Luc Capes
2 décembre
2005
ENJEU :
MANGER DU POULET
Ce lundi, en session de la Chambre
d'agriculture, la FDSEA proposait aux pouvoirs publics de lever les mesures de
confinement des volailles. En effet, après la période de migrations d'automne,
aucun cas de grippe aviaire dû au virus H5N1 originaire d'Asie n'existe sur le
territoire français et de l'union européenne.
Malheureusement, le
gouvernement, apparemment pas au fait des périodes migratoires, vient de décider
le contraire en prolongeant le confinement jusqu'au 31 mai. Les médias ont très
peu repris cette information mais pour les éleveurs les contraintes sont
toujours présentes et surtout la consommation normale de poulets est calée à un
rigide – 15 %.
Plus le temps passe et plus les pertes financières
s'accumulent chez les éleveurs. Les pouvoirs publics, aux décisions
surprenantes, devront en assumer l'impact. une indemnisation des investissements
supplémentaires et des pertes d'exploitation s'impose.
Une campagne de
communication radio et presse du CIV (centre d'informations des viandes)
insistant sur l'absence de risque à consommer de la volaille (qui drainent les
médias du pays) est une bonne initiative.
A l'échelon départemental, notre
Poulet jaune des Landes, affecté aujourd'hui par cette baisse de consommation,
mériterait un plan de communication d'envergure. L'association Qualité Landes
paraît la plus qualifiée pour gérer cette opération.
A notre humble échelle,
les éleveurs de notre section volailles seront présents sur le marché place
Saint Roch à Mont de Marsan, ce samedi, pour rassurer le consommateur et je vous
invite à les rejoindre.
Jean-Luc Capes.
4 NOVEMBRE 2005
STOP A
LA
CAPITULATION
L'OMC, ce n'est
pas toujours très simple à comprendre mais soyons conscients que c'est bien
l'avenir de notre modèle agricole européen qui se joue en ce moment dans ce bras
de fer entre l'UE, les Etats-Unis et les pays émergents.
L'ancien commissaire à l'agriculture M. Fischler nous
avait expliqué qu'avec la dernière réforme de
la PAC on serait
tranquille vis-à-vis de l'OMC. Le constat est bigrement éloigné de cette analyse
et l'Anglais Peter Mandelson commissaire européen au commerce, négociateur de
l'UE, ne cesse de capituler sans obtenir la moindre concession comme si son cœur
penchait plutôt de l'autre côté de l'Atlantique.
L'accès au marché, pour faire simple, la préférence
communautaire est un enjeu fondamental de cette négociation. On peut s'étonner
que notre british de service qui témoigne de la "réputation excellente" de nos
produits européens ne soit pas capable de faire reconnaître le niveau élevé des
normes européennes en matière environnementale, sanitaire ou de bien être des
animaux.
Il est
contradictoire de toujours rajouter des contraintes de productions aux
agriculteurs européens et de continuer à ouvrir encore un peu plus notre marché,
alors que nous avons déjà le marché le plus ouvert, à des produits sans aucune
garantie et avec des distorsions de concurrence manifestes, car sans marché et
sans outils de régulation c'est bien la fin de notre
agriculture.
Se posera alors
la dernière question : "Qu'est-ce que l'on nous permettra de produire demain sur
nos exploitations et comment gagnera-t-on notre vie ?
La réponse
appartient en grande partie aux gouvernements européens.
JEAN-LUC CAPES
28 octobre 2005
PRECAUTION EXTREME
Si la
peste aviaire n'est pas en France, par contre la pandémie des mots plus
alarmistes les uns que les autres inondent les médias, créant une véritable
psychose chez nos citoyens.
À croire que l'ancienne histoire du sang
contaminé ou encore la grande canicule pendant les vacances gouvernementales de
2003 a fait basculer nos gouvernants Européens et Français, vers un principe de
précaution extrême.
Sachant qu'en Asie du Sud Est l'épizootie sévit depuis 2
ans, que le virus n'a pas muté pour passer d'homme à homme, ne faut-il pas
plutôt concentrer les moyens sanitaires prioritairement dans ce continent
?
N'oublions pas et ne manquons aucune occasion de répéter dans notre
entourage que les experts sont unanimes pour dire que l'influenza aviaire est
avant tout une maladie des oiseaux et ne constitue en aucun cas un risque
alimentaire pour l'homme.
Sur le terrain, les Landes font partie des 21
départements français où le gouvernement impose des mesures de confinement des
élevages. Les éleveurs landais feront acte d'obéissance citoyenne et
s'aligneront derrière l'article 3 de cet arrêté. Celui-ci impose, jusqu'au 1er
décembre 2005, lorsque le maintien des animaux à l'intérieur n'est pas
praticable, de répondre aux attentes en protégeant les points d'abreuvements et
d'alimentation des oiseaux sauvages.
L'annonce d'une crise folle fait
presque oublier que les premières victimes sont les éleveurs de volailles dont
les marchés sont déjà en forte régression et laisse présager une nouvelle
fragilisation des exploitants agricoles. Si malheureusement cette situation
devait perdurer, les Pouvoirs Publics seraient bien inspirés dès aujourd'hui de
prendre des précautions budgétaires pour indemniser le manque à gagner des
éleveurs.
Jean Luc Capes.
21 octobre
2005
LA
RECONNAISSANCE DU FOIE GRAS
Souvenez-vous il y a
bientôt un an, vous faisiez peut-être partie du groupe de manifestants FDSEA et
JA qui avait participé à exclure de la place publique dacquoise une association
contre le gavage aux méthodes peu loyales.
Aux actions syndicales
revendicatrices, spontanées, notre syndicalisme a l'habitude d'y adosser des
projets plus structurants pour l'avenir. C'est ainsi que la FN Foie Gras relayée
par le CIFOG, a sollicité maintes fois le ministère de l'agriculture pour
améliorer l'encadrement juridique de la production de foie gras en
France.
Suite à cette détermination professionnelle, le ministre de
l'agriculture a accepté de mettre en place un groupe de travail où participaient
huit parlementaires qui lors de la restitution de leurs travaux ont proposé dans
le cadre de la loi d'orientation un amendement reconnaissant le foie gras comme
"patrimoine culturel et gastronomique protégé en France".
On peut se
féliciter qu'à l'unanimité l'assemblée nationale ait voté cet amendement. Car
au-delà des français qui sont très attachés au foie gras, désormais les méthodes
de production dont l'acte de gavage incontournable est reconnu à part entière en
France. Il s'agit d'une décision politique forte de la France alors que d'autres
pays décident d'interdire cette production et c'est aussi une belle
reconnaissance du travail opiniâtre des responsables professionnels du
CIFOG.
Jean-Luc Capes.
14 octobre
2005
FACILITER LES TRANSFERTS DPU
La livraison de la
notification de droit à paiement unique (DPU) attribués aux surfaces de nos
exploitations aura lieu aux alentours du 15 octobre.
Au vu de la rentabilité
de nos entreprises, tout le monde aura besoin des DPU pour équilibrer ses
comptes d'exploitation à partir de 2006.
En conséquence, tout doit être mis
en œuvre d'ici le 31 mars 2006, pour faciliter la signature de clauses établies
entre repreneurs et cédants dès lors que des mouvements fonciers sont intervenus
depuis 2000 au sein des exploitations.
La réussite de ces transferts par
clause conditionne la pleine utilisation des soutiens publics européens octroyés
à la France et le niveau du prélèvement initial destiné à abonder la réserve.
Ces clauses doivent être signées sans charge supplémentaire pour l'exploitant.
Pour certains la tentation peut être grande d'évoquer une valeur hypothétique
mais cela nuirait à l'installation et renchérirait inutilement l'accès à notre
métier.
Ne tombons pas dans ces travers et rappelons que ces DPU seront
ponctionnés au titre de la modulation et de la constitution d'une réserve pour
régler les cas particuliers.
La valorisation de notre travail doit passer
avant la spéculation sur des jachères ou des DPU.
Quel responsable politique,
mais aussi nos concitoyens, entendant parler d'un marché des DPU ne pencherait
pas pour la diminution du budget de la PAC ?
En cette période d'attaques
nombreuses pour revoir celui-ci à la baisse, de grâce, ne leur donnons pas
d'arguments supplémentaires.
Jean-Luc Capes – Arnaud
Tachon
7 octobre
2005
LA MAUVAISE VENDANGE
A quelques semaines de
l'ouverture à Hong Kong des négociations de l'Organisation mondiale du commerce,
l'Europe vient de capituler pour la première fois sur la protection juridique
des appellations d'origine dans le monde.
En effet, en pleine période de
vendange, l'Union européenne a signé un accord commercial avec les Etats-Unis
qui abandonne la protection des appellations viticoles. Ainsi plus besoin de
l'air du microclimat de Ciron pour produire du Sauternes, on pourra produire du
Champagne hors de la région Champagne, du Beaujolais sans doute en
Californie...
En fait, la place a été faite au business des spiritueux qui
pensent avoir sécurisé leurs exportations sur les Etats-Unis. Gros comme une
barrique, on peut plutôt s'attendre à ce que les Américains nous trouvent
désormais un défaut sur nos bouchons où que sais-je pour boycotter nos produits,
maintenant qu'ils peuvent user allègrement des noms de nos prestigieuses
appellations.
Cet accord est un choc culturel pour notre agriculture de
produits de terroir et sans doute une porte ouverte aux velléités du commerce
banalisé.
L'enjeu est énorme pour les produits français et nécessite une
extrême vigilance. Nous ne pouvons qu'encourager nos élus à surveiller plus que
jamais les agissements ultra libéraux de nos commissaires européens qui, déjà en
d'autres temps à Blair House, sans aucun mandat, avaient capitulé en interdisant
aux agriculteurs européens de produire les protéines dont ils ont
besoin.
Jean-Luc Capes
30 septembre
2005
DES PISTES EXISTENT
Le constat du conseil
fédéral de la FNSEA est sans équivoque. Rarement autant de filières ont été en
crise en même temps. L'inflation des charges et la baisse des prix sont le
résultat de cette mauvaise équation.
Malgré nos actions, pour tenir des prix
"syndicaux" au consommateur dans les linéaires, dans notre profession nous avons
les pires difficultés à répercuter nos hausses de charges sur les prix. Alors la
stratégie est plutôt de s'attaquer aux charges avec quelques résultats de nos
revendications comme, par exemple, la baisse enclenchée de la TFNB pour 2006, la
quasi-suppression de la TIPP.
Cependant, l'équilibre n'y est pas et il faut
continuer, pour retrouver de la trésorerie en avançant le remboursement des
aides SCOOP, en instaurant un crédit d'impôt sur les carburants, en remboursant
la TIPP rétroactivement sur 2005.
Concernant les charges, il faut stopper
toute inflation sur l'écoconditionnalité franco-française, obtenir des charges
sociales spécifiques à notre profession et une assiette des cotisations sociales
plus équitable donc revue à la baisse.
Pour récupérer du revenu avec les
prix, l'instauration d'une TVA sociale est à creuser car tous les jours les
constats de concurrence, toujours plus déloyale, sont trop flagrants.
Ce
vaste chantier devant nous doit avoir un premier rendez-vous concret dans le
cadre de la loi d'orientation agricole cet automne. Si les parlementaires
veulent vraiment montrer leur soutien à l'agriculture française, voilà une belle
occasion.
Jean-Luc CAPES.
23 septembre
2005
DES VERTES ET DES PAS MURES
Pour faire passer une fois
de plus le maïs pour le bouc émissaire de l'agriculture régionale, les Verts
d'Aquitaine osent en sortir des vertes et des pas mûres sur le projet éthanol de
l'usine de Lacq.
Pour eux le maïs consommerait de l'eau, comme toutes les
plantes. Quelle découverte ! Qu'ils acceptent d'abord de reconnaître qu'autour
de Lacq le maïs qui alimentera l'usine est peu irrigué. Et quand bien même ! Y
a-t-il un problème de fond à irriguer des cultures qui en ont besoin quand on
stocke l'eau des pluies hivernales ?
Ce n'est que du bon sens sachant
qu'aujourd'hui seulement 2 % des précipitations annuelles suffisent à irriguer
nos cultures dans la région et que tout le monde se rappelle qu'étymologiquement
Aquitaine veut dire "pays des eaux".
Quant à la présentation "noir désir" de
leur écobilan, qu'ils acceptent l'impartialité de l'écobilan réalisé par le
cabinet Price Water House Coopers validé par l'INRA et l'ADEME et qui prouve que
l'éthanol fait à partir du maïs rejettera 2,4 fois moins de gaz à effet de serre
qu'une essence classique. Donc l'écobilan du maïs pour produire l'éthanol est
positif.
Ils reprochent au maïs de ne pas être une plante originaire de la
région mais quand est-ce qu'on devient autochtone ? Est-ce que deux siècles de
cultures ne suffisent pas ?
Les vrais aquitains s'y retrouveront, le maïs
socle de l'agriculture et de l'agro-alimentaire de la région mérite un soutien
général car avec l'élargissement de l'UE, le maïs aquitain a besoin de nouveaux
débouchés et nos concitoyens ont besoin d'une certaine autonomie énergétique via
les biocarburants.
Aujourd'hui, il n'y a plus que Total et les Verts contre
ce projet.
Il serait souhaitable que tous les élus s'y rallient pour
faire reconnaître au monde pétrolier que l'incorporation directe de l'éthanol
dans les moteurs est opérationnelle.
Jean-Luc Capes.
16 septembre
2005
MERCI CLAUDE
M. Allègre est un
véritable ambassadeur du maïs.
Courageusement, il a développé deux
thèmes.
Premier message
La gestion de l'eau doit être une priorité
nationale pour le gouvernement.
Les inondations et la sécheresse rythment le
changement climatique. Retenir l'eau par des retenues collinaires pour contrôler
le ruissellement y compris ceux de l'urbanisation massive, stocker l'eau en
excès l'hiver dans des réserves géologiques pour réguler les débits des fleuves
et des rivières en été, réutiliser l'eau brute des stations d'épuration des
villes pour l'irrigation des maïs sont autant de pistes concrètes et réalistes
pour la gestion de l'eau en France.
C'est un enjeu majeur pour
l'ensemble de la société.
Deuxième message de Claude Allègre
Il faut
résister aux modes politico-médiatique "je n'ai jamais vu personne mourir ou
être malade à cause des OGM". Quelles que soient les demandes du consommateur
aujourd'hui qu'il faut respecter, l'adaptation de notre métier passe
obligatoirement par la recherche.
Alors, persévérons pour que le milieu
politique soit courageux et croit au progrès technique.
D.
PEYRAUBE
Administrateur AGPM
9 septembre
2005
LE LAIT BOUT
Dans le projet de loi
d'orientation agricole, les interprofessions occupent une place prépondérante,
où face au découplage et à l'abandon d'outils de régulation de marché, les
filières sont invitées à se structurer. Ces dernières années le lait était la
filière citée en exemple, aujourd'hui la tempête sévit dans la famille où
beaucoup trop d'entreprises de transformations ne respectent pas les accords
signés et voudraient régler leurs problèmes internes sur le seul dos des
producteurs.
Cette spirale de la baisse de prix doit être stoppée, car
elle est insupportable pour les producteurs assaillis par l'inflation des
charges et touchés par les sécheresses successives. De plus les producteurs
laitiers depuis près de 10 ans, surveillent les prix de vente aux consommateurs,
et donc la distribution augmente ses marges avec des approvisionnements moins
chers chez ses fournisseurs.
Le comble pour une interprofession. À ce
stade la famille du lait a besoin de se retrouver, mais les transformateurs se
doivent de changer leur comportement et de faire le premier pas de retour au
sein de la famille. Sinon inévitablement le ton montera d'un cran.
Jean
Luc Capes.
2 septembre
2005
SOLIDARITÉ et
PRAGMATISME.
L'ordre du jour du bureau
de la FDSEA de ce début de semaine fût principalement consacré aux conséquences
de la sécheresse dans le département.
L'heure de la mobilisation
générale est arrivée. À tous les échelons des actions doivent
démarrer.
Bruxelles doit s'engager à libérer l'exploitation des jachères pour
2006. Les Pouvoirs Publics Français doivent accélérer la procédure des calamités
agricoles en déverrouillant l'injuste exclusion des maïsiculteurs éleveurs de
volailles. La TFNB doit disparaître sur la zone sinistrée. Des trésoreries
spécifiques doivent être mises en place par les banques.
Des mesures
simples et efficaces doivent voir le jour entre les collectivités territoriales
et les organisations économiques. Des aides sur l'alimentation animale quelle
que soit la production serait une mesure concrète par rapport aux besoins du
terrain.
En 2003 trop de maïsiculteurs en sec, éleveurs, ont été
laissés pour compte. Ils doivent être prioritaires cette année. Cette situation
nous engage à rencontrer de nombreux intervenants.
La FDSEA et les JA le
feront avec pragmatisme et dans un esprit de solidarité total.
Jean Luc
Capes.
26 août 2005
DE
L'EAU!!
Cette année, les jeunes
agriculteurs des Landes organisent "Ferme en Fête", au lac de la Gioule à
Cazères sur l'Adour dimanche prochain 28 août.
En effet à l'occasion de la
52ème Finale Départementale de labour, les JA ont choisi une fois encore, après
le congrès du mois de février, de parler d'eau. Ce site démontre qu'un ouvrage
artificiel pour l'irrigation peut très bien s'intégrer et devenir un lieu de vie
pour l'homme mais aussi la faune et la flore.
Cette journée débutera
par un concours de pêche à 8 h 30 suivi à 10 H de la finale cantonale de labour
de Grenade sur Adour. Le midi apéritif suivi d'un excellent repas gastronomique.
L'après midi débutera à 14 h par la Finale Départementale de labour. Puis vers
15 h 30 démonstration de joutes nautiques avec une équipe de JA qui défiera les
meilleurs jouteurs landais. En fin d'après midi, le palmarès suivi du
traditionnel vin d'honneur. Sans oublier durant toute la journée exposition et
démonstration de matériel agricole et aussi de chien de troupeaux.
Espérons
que nos laboureurs feront aussi bien que l'année dernière avec de bonnes places
obtenues au niveau régional et même national.
Ce programme témoigne de
notre volonté d'ouverture vers le grand public, afin de parler d'irrigation et
de gestion de l'eau. Après de nombreuses attaques contre le maïs et
l'irrigation, nous essayerons d'expliquer qu'un tel ouvrage transposé en
Armagnac, réglerait beaucoup de problèmes sur le bassin de la Midouze. Car notre
volonté d'installer des jeunes et de conserver des agriculteurs sur le
territoire constitue notre préoccupation première, qui est celle du
renouvellement des générations en agriculture.
A dimanche au lac de la Gioule
pour "FERME EN FÊTE"
Arnaud Tachon.
19 août 2005
UFC
QUE CHOISIR - LE MAUVAIS CHOIX
Au moment où de nombreux
agriculteurs français sont les principales victimes de la sécheresse,
l'association UFC Que Choisir a décidé de rendre publiques ses analyses qui
consistent essentiellement à faire porter la responsabilité de la sécheresse aux
agriculteurs et à fustiger l'irrigation et la production de maïs tout
particulièrement.
Ces gens ont l'art d'inverser le rapport de cause à effet.
Ainsi pour eux l'irrigation est la cause de la sécheresse ! Ils n'ont pas encore
assimilé que, à l'inverse, l'irrigation, pratiquée depuis l'antiquité, sert à
pallier des situations de déficits hydriques que l'on retrouve tout
particulièrement dans le Sud de l'Europe.
A coup de contrevérités sur le prix
de l'eau notamment, UFC Que Choisir fait le mauvais choix avec cette chasse au
"bouc émissaire". Les agriculteurs sont des citoyens à part entière qui ont
démontré leur sens du civisme avec la gestion de cette sécheresse, par
exemple.
Ne nous trompons pas, c'est ensemble que nous devons relever les
défis environnementaux auxquels la société est confrontée.
Des solutions
existent. En France, seulement 1 % de l'eau de pluie est utilisé. Donc stocker
l'eau en hiver pour l'utiliser en été n'est que du bon sens. Mais la France doit
se doter au plus vite d'un plan national de stockage de l'eau, ce qui ne
transpire pas avec évidence dans le projet de loi sur l'eau.
Jean-Luc
Capes.
12 août 2005
SOLIDARITÉ SÉCHERESSE DES A
PRÉSENT
La FDSEA et les JA se
proposent de centraliser les demandes de fourrage et de maïs (doux déclassés,
mâles de maïs semence et grain humide).
Cette opération doit permettre aux
éleveurs de réaliser des stocks suffisants pour un an.
Souvenons-nous : en
2003, la faible densité de notre maïs ensilage a trompé notre vigilance (2 à 300
kg de moins par mètre cube) et beaucoup d'entre nous n'ont pas pu réaliser leurs
quotas en 2004. Ne faisons pas les mêmes erreurs ! Les décisions doivent être
rapides.
Même si les stocks sont plus importants qu'en 2003, la production
d'arrière saison reste incertaine. La mobilisation doit avoir lieu dès
maintenant, il serait regrettable de perdre des maïs qui pourraient être
utilisés par des éleveurs pour assurer leur stock.
Alors signalez-vous auprès
de la FDSEA ou des JA que vous ayez des maïs à ensiler à proposer ou que vous
soyez intéressés par des ensilages, n'hésitez pas !
Thierry Lanuque
5 août 2005
NON A LA SÉCHERESSE DES
"CALAMITES"
Ce ne sont pas les averses
éparses de ces derniers jours qui corrigeront l'état des cultures. Le mal est
fait.
Espérons que les pluies soient suffisantes pour que la situation ne
s'aggrave pas. La demande collégiale de reconnaissance du département en
calamités est tout à fait légitime. Mais que faut-il en attendre ?
Comme en
2003 et à chaque crise, c'est grâce à la solidarité professionnelle que nous
nous en sortirons. Ce sont d'abord dans nos structures mutualistes et
coopératives, établissements trop souvent décriés par ceux qui en usent et en
abusent, que cette solidarité pourra s'exprimer.
La solidarité, c'est
aussi l'assurance récolte qui va permettre à ceux qui l'ont souscrite de passer
le cap. Cependant, nous ne sommes pas tous assurés, ce qui se comprend aisément
au vu de nos trésoreries après deux années difficiles.
C'est sur le fonds des
calamités qu'il nous faut agir.
La grande déception de 2003 est encore
présente dans nos esprits. Nous n'accepterons pas cette année que les
agriculteurs qui transforment leur maïs en filière animale soient les exclus du
système.
Nous devons obtenir, ce que la FDSEA appuyée par la Chambre
d'agriculture demande depuis l'an dernier, la prise en compte de l'abattement
volaille et palmipède à foie gras à hauteur de 85 %. Ceci devrait permettre à un
maximum d'agriculteurs d'entrer dans les critères calamités, dès que les
productions végétales atteignent une perte de 30 %.
En tirant les leçons de
2003, la FDSEA fera tout son possible pour que les calamités 2005 ne soient pas
suivies par la "sécheresse" des décisions politiques.
JEAN-MARC
BENQUET
29 juillet
2005
MOBILISATION COLLECTIVE
Après la sécheresse
hivernale, la sécheresse estivale n'en finit pas de durer. A la réunion des
présidents de syndicats locaux de ce mercredi, les témoignages furent unanimes
de constater que les semis de maïs tardifs sur les coteaux sont dans une
situation irrécupérable quelle que soit la météo à venir.
Plus globalement,
les dégâts sont déjà au moins égaux à ceux de 2003 avec tous les problèmes que
cela générera aussi en terme d'alimentation du bétail et des volailles.
Nos
sections spécialisées travailleront à l'appréciation des besoins et aux
meilleures solutions à mettre en place très prochainement.
Sûr que, pour sa
première année de mise en place, l'assurance récolte sera sollicitée. Cependant
au vu de l'ampleur des dégâts, nous avons décidé dès ce jour de solliciter M. le
préfet pour lancer la procédure "calamité agricole" et pour aménager son
fonctionnement trop inéquitable.
La situation est très préoccupante et
nécessite une mobilisation générale des pouvoirs publics, des collectivités
territoriales, des organisations professionnelles.
La solution pour passer
cette dure étape ne peut être que collective et accompagnée de moyens
significatifs.
JEAN LUC CAPES
22 juillet
2005
COMMUNIQUER A VIEUX
BOUCAU
La journée 'bœuf à la
plage" se positionne comme un rendez-vous traditionnel avec toujours plus de
visiteurs qui, surpris de voir une étable s'installer sur le chemin de la Plage
de Vieux-Boucau communiquent très facilement avec les éleveurs.
Car
l'objectif est bien là, de communiquer sur le quotidien et les valeurs de notre
métier. Bref, de témoigner en direct autour d'un animal, en toute simplicité, en
toute transparence, car c'est la meilleure façon de tordre le cou à de trop
nombreuses contrevérités racontées sur notre profession.
Face à l'afflux de
centaines de vacanciers et pour relever le challenge de l'édition 2005, la
réussite passe par une mobilisation forte. Nos organisateurs, autour du
capitaine Léglise, ont voulu cette journée familiale avec un programme qui
permettra à tous les adhérents de "s'occuper" ou de se détendre. Quelle que soit
la spécialisation de votre exploitation, les éleveurs de notre section bovine
méritent un grand soutien car face à la menace toujours persistante de la
sécheresse, une journée réussie est toujours bonne pour le moral.
JEAN-LUC
CAPES.
15 juillet
2005
AGRICULTURE SOURCE
D'EMPLOI
L'emploi est la priorité
du gouvernement de Dominique de Villepin avec pour constant objectif de réduire
le taux de chômage.
L'agriculture bien répartie sur tout le territoire
avec toutes ses diversités, a sans nul doute un rôle primordial à jouer, pour
autant que le revenu dégagé soit suffisant pour permettre une dynamique
d'installation et le maintien des emplois actuels.
Dans notre région
l'agriculture et la forêt représentent 80 % du territoire et plus de 20 % de
l'emploi, avec des potentialités à développer si les moyens sont
là.
Les biocarburants, la biomasse, les productions sous appellation
d'origine par définition non délocalisables sont sans nul doute des enjeux
créateurs d'emploi.
Mais les phases d'investissement indispensables à
ce développement passent par un climat de confiance de lisibilité en l'avenir.
S'arc-bouter à défendre le budget de la PAC à Bruxelles et même à l'OMC doit
être une priorité. Demander une réduction de toutes les distorsions de
concurrence pour donner les mêmes chances à tous est un préalable également
Envoyer des signes forts de réduction de charges au monde agricole par le biais
de la loi d'orientation est aussi une attente très grande.
La fin des cent
jours arrive bientôt, nous serons très attentifs à la prise en compte du monde
agricole.
Jean Luc Capes.
8 juillet
2005
ACTION
RÉUSSIE
Toutes les enseignes de distribution
avaient été prévenues il y a plus d'un mois : au prochain dérapage sur les prix,
l'action serait de mise.
Grâce à la mobilisation spontanée des éleveurs de
volailles de la FDSEA et des JA, la fermeture du magasin Leader Price pendant
deux heures a permis d'être en relation directe avec les responsables régionaux
de cette enseigne et d'obtenir un réajustement des prix du poulet label et du
magret.
Comment accepter que sur cet étalage le prix du poulet industriel
soit supérieur au prix du poulet Label Rouge, certes de l'autre bout de la
France, mais Label Rouge quand même ! Comment accepter que les prix de vente
consommateurs soient inférieurs à ceux constatés au tout début des années 90 et
en dessous de nos prix de revient ?
Ces commerçants ont sans doute oublié que
la loi Galland est toujours en vigueur et interdit les ventes à perte. Les
parlementaires qui la discutent ces jours-ci seraient sans doute bien inspirés
de mettre en place un système de relation commerciale transparent, équitable et
de ne pas tomber dans le piège de la légitimation des marges
arrières.
JEAN LUC CAPES
1er juillet
2005
TONY LE PIRATE
Après le coup de tonnerre
du 29 mai, l'orage continue de gronder sur l'Europe. En bon pirate de l'union
européenne depuis toujours, Tony Blair s'est empressé de torpiller le dernier
sommet européen. Il n'aime pas les vaches, on le savait. Rappelez-vous, c'est
bien de chez lui que nous est arrivé la fièvre aphteuse et l'ESB.
Au-delà de
la ristourne du chèque britannique dont bénéficie Londres depuis 1984 qui
mécaniquement passerait de 5 à 7 milliards d'euros, c'est bien l'accord
budgétaire du financement de la PAC sur la période 2007/2013 que Tony Blair veut
démanteler.
Sa méthode est en plus malhonnête car il ne fait qu'asséner des
contrevérités. Malgré ce qu'il interprète, aujourd'hui la PAC c'est 1 % des
impôts et des cotisations sociales des pays européens et en France elle pèse 20
% des emplois avec l'agriculture et l'agro-alimentaire répartis sur tout le
territoire. Certes la PAC pèse 40 % du budget européen aujourd'hui car c'est une
des rares politiques communes. Si les 25 avaient décidé de faire de l'éducation
une politique fédérale, celle-ci pèserait quinze fois plus que la PAC.
Alors
que son pays a fait une croix sur l'agriculture, qu'il se pose la question de
son modèle américain qui lui en fait une priorité.
Son arrogance n'a
pas de limites. Il est capable de nous amener à la désertification de nos
campagnes et de nous proposer des charters de retraités anglais pour repeupler
nos fermes.
A la veille de l'afflux touristique, si vous rencontrez des
anglais, restez positif, faites la promotion de nos produits du terroir. Par
contre, si M. Blair vient en vacances dans le Sud-Ouest, on verra...
Jean-Luc
Capes.
24 juin 2005
LA
VRAI PRIORITÉ
Sommes-nous à la veille d'une sécheresse
estivale ? Personne ne le sait mais la situation est préoccupante et les
premiers arrêtés préfectoraux de restriction d'irrigation sont en vigueur sur le
bassin versant de la Midouze.
Pour la quatrième année consécutive, cette
situation handicape fortement les agriculteurs de cette zone et peu de choses
avancent pour combler ce déficit hydraulique structurel.
Certes le SAGE
Midouze s'est mis en place avec sa lourdeur administrative, c'est sans doute le
prix à payer de la démocratie participative en France. Depuis plusieurs années
la profession agricole revendique la création de retenue collinaire sur les
contreforts de l'Armagnac, indispensable à l'agriculture et à la salubrité de
Mont de Marsan.
Cet immobilisme devient agaçant, qui plus est quand on
constate avec quelle rapidité envieuse l'étang de Menasse a vu le jour cette
année pour le plaisir des promeneurs montois. Cette réalisation est une
réussite. Néanmoins on peut s'interroger sur les priorités de notre société
entre l'économique et le social qui en découle et la société de loisir.
JEAN
LUC CAPES
17 juin 2005
UN CAMP PEUT EN CACHER UN AUTRE
Enfin nous y sommes arrivés. Le camp militaire de Captieux va être
clôturé dans sa partie landaise grâce au travail collectif et à l'abnégation de
quelques responsables. L'association appelée à gérer cette clôture vient de voir
le jour et les premiers mètres de grillage devraient être posés pour cette fin
de mois.
Malgré tout, le problème des dégâts aux cultures et dans les
élevages reste très préoccupant. La population de renard est toujours en
augmentation ; les pertes dues aux corbeaux sont inacceptables. Mais ce sont
encore les sangliers qui posent le plus d'inquiétudes et particulièrement autour
de ce que les chasseurs appellent "le petit camp", en clair le site d'Arjuzanx.
Les déclarations de dégâts recensés à ce jour font état de 25 ha détruits en
périphérie proche.
L'histoire semble se répéter et les nouveaux
gestionnaires des lieux ne semblent pas avoir retenu les leçons du passé. En
effet, les comptages réalisés à l'intérieur du site ont permis de recenser 230
bêtes alors qu'il y en avait moins de dix en 2003 ! En dépit des promesses
faites à la session d'avril de la Chambre d'agriculture par M. Goyheneix et
réitérées par M. Vidalies lors de la dernière assemblée générale de la
fédération de chasse, rien ne bouge.
La FDSEA attend une réponse rapide et
efficace de leur part dans les tous prochains jours. L'exaspération grandit
fortement chez les agriculteurs victimes de dégâts ainsi que chez les chasseurs
qui doivent financer et assumer "l'irresponsabilité" de nos élus.
J.M.
BENQUET.
10 juin
2005
UNE PÉTITION FACE A LA CRISE
La récolte
française des céréales à paille s'annonce globalement bonne, fruit du travail
bien fait des céréaliers. Cependant, le moral n'y est pas parce que les silos
sont toujours pleins à la veille de lancer les moissonneuses-batteuses.
Cette
situation résulte de la gestion de marché calamiteuse de la commission
européenne qui n'a rien fait de significatif pour activer à temps et à bon
escient les outils de régulation de marché dont elle dispose.
Même si nous
sommes à quelques mois de la récolte, les maïsiculteurs ont de quoi être
inquiets car le prix du maïs est souvent indexé sur le prix du blé et de plus la
parité euro/dollar nous est particulièrement défavorable pour exporter sur des
marchés tiers.
La commission reste sourde aux demandes de la profession, pire
malgré les disponibilités locales et les offres à l'intervention, elle a
continué d'importer du maïs et du blé au mois d'avril soit disant pour respecter
les engagements internationaux.
Pour stopper cette irresponsabilité, un peut
partout en France, fleurissent des initiatives. Mardi dernier dans les Landes,
les Jeunes Agriculteurs ont commencé par interpeller M. le préfet à l'heure des
corns flackes.
Je vous invite à participer massivement à la pétition
organisée par la FRSEA et les JA d'Aquitaine pour que vos représentants aient un
mandat de poids le 1er juillet prochain lors d'une rencontre avec les
parlementaires européens à Bordeaux.
Jean-Luc Capes.
3 juin
2005
LE
COMMERCE ÉQUITABLE POUR TOUS
La grande distribution est
constamment en campagne publicitaire avec pour objectif de faire venir le
consommateur dans son magasin par un produit d'appel particulier.
En ce
moment la mode est au commerce équitable, où il vous est proposé qu'avec tel
produit, à l'autre bout de la planète un petit producteur est rémunéré décemment
grâce à votre achat.
La grande distribution se serait-elle acheté un code de
bonne conduite en terme de pratique commerciale ? Non. Pour preuve, ces autres
produits d'appel qui viennent de fleurir notre région où les poulets label et le
magret de canard ont atteint des prix extrêmement bas. Nos responsables de la
commission aviculture et palmipèdes sont allés à la rencontre de ces enseignes
(souvent des discounters) pour dénoncer ces braderies qui dévalorisent toute la
filière.
Ces campagnes promotionnelles étant terminées, vos responsables ont
écrit à toutes les enseignes de la région et aux abattoirs en guise
d'avertissement.
Et, s'il y a une prochaine fois, il est promis que les
méthodes nécessaires au bon respect du commerce équitable dans la région seront
d'une autre nature, axées sur une publicité bien ciblée où le tri sera fait
entre les enseignes qui respectent les productions locales et les
autres...
Jean-Luc Capes.
27 mai
2005
TOP DÉPART POUR LES BIOCARBURANTS
Le gouvernement vient
d'annoncer l'attribution de nouveaux agréments fiscaux pour la production
supplémentaire de 320.000 tonnes d'éthanol sur la période 2005-2007.
Au sein
de ce plan biocarburants, six nouvelles usines sont annoncées avec trois
nouvelles unités industrielles pour l'éthanol dont une à base de maïs.
Dans
les simulations de reconstitution du puzzle pour retrouver la répartition
probable des agréments qui ne sera dévoilée qu'après le référendum, on peut
sereinement envisager la reconnaissance du projet Sud-Ouest de Lacq (désormais
baptisé AB Bioenergy France).
Tous les partenaires locaux et la filière maïs
sont à féliciter pour leur détermination aujourd'hui récompensée.
Pour une
réussite complète, le lancement de la deuxième tranche d'agrément pour la
période 2008/2010 doit, en plus, consolider les projets avec des attributions en
cohérence avec la capacité de production de chaque usine.
Pour le clin d'œil
du moment, remarquons que ce marché des biocarburants existe grâce au taux
d'incorporation de 5,75 % demandé par l'Union européenne à horizon 2010. Les
États membres ayant toute latitude pour y parvenir. Aujourd'hui la France
s'engage résolument dans un ambitieux plan de développement des biocarburants et
se positionne en leader sur le marché de l'Union européenne. On ne peut que s'en
féliciter.
Jean-Luc Capes.
20 mai
2005
UNE LOI A
COMPLÉTER
Après l'examen par le conseil des ministres la loi
d'orientation agricole s'apprête à passer à l'assemblée nationale en plein débat
référendaire.
Si ce projet de loi met en exergue le poids économique du
secteur agricole que la loi veut maintenir au premier rang mondial des pays
exportateurs de produits agricoles, on peut avoir quelques doutes sur les moyens
d'accompagnement.
Banco pour l'affirmation que le gouvernement soutiendra les
initiatives visant à développer les débouchés notamment non alimentaires des
produits agricoles. Par contre avec la PAC version découplage en prise directe
avec les marchés, le renforcement de l'organisation économique, la maîtrise des
risques, l'allégement des charges sont trop peu développés et méritent un projet
bien plus ambitieux car le futur de notre agriculture passe par cette étape. Et
non pas par des affichages plus médiatiques qu'autre chose pour l'opinion
publique, comme de permettre aux éleveurs de prendre une semaine de vacances
même si le temps de travail des agriculteurs reste un vrai problème dans notre
société.
La priorité pour une agriculture forte est d'avoir des agriculteurs
qui retrouvent durablement du revenu, de la lisibilité et un environnement
réglementaire stable, après le reste viendra naturellement.
Donc cette loi
est à compléter et ressemble aujourd'hui plus à une loi de modernisation que
d'orientation.
JEAN-LUC CAPES.
13 mai
2005
ENFIN DU CONCRET
En cette période de semis de maïs , on peut
constater que la prolifération des sangliers s'accentue avec même une explosion
des dégâts dans certaines zones du département. Le camp militaire du poteau en
fait partie depuis de nombreuses années avec des dégâts périphériques à hauteur
de 69 000 € en 2004 et combien en 2005 si rien n'est fait ?
Si le fond
de provenance du camp militaire ne fait aucun doute aujourd'hui, le Ministère de
la Défense ne veut rien reconnaître et l'inflation des dégâts s'accélère au
détriment des agriculteurs et de la caisse d'indemnisation des dégâts de gibier
de la Fédération des Chasseurs.
Après ce combat, nos responsables
agricoles et les chasseurs qui ont toujours travaillé ensemble ont fait le pari
d'installer une clôture sur tout le pourtour landais grâce au financement de la
Fédération des Chasseurs.
Ce projet est bon, car il a une logique
technique et financière. Jean Marc Benquet, Alain Randé nos responsables de la
Commission dégâts de gibier de la FDSEA et les administrateurs de la Fédération
des Chasseurs peuvent être chaleureusement remerciés pour leur ténacité et leur
sens de la responsabilité.
Quant à Monsieur le Préfet, qui depuis 2 ans
a toujours soutenu les diverses initiatives pour mettre en place cette clôture,
il peut s'enorgueillir de cet aboutissement. Il sera peut-être cité comme un
exemple de décentralisation car ce sont bien les agriculteurs et les chasseurs
du département qui ont trouvé la solution ensemble... et sans que l'État n'y mette
un seul euro !
Jean Luc Capes.
5 mai
2005
ACTEURS DE NOTRE COMMUNICATION
Jusqu'au 9 mai se tient la
foire de Bordeaux dont la renommée tient essentiellement à une forte présence de
l'agriculture d'Aquitaine. Cette année, nos éleveurs et leurs animaux ainsi que
tous les produits et filières de notre région ont reçu un nouvel écrin avec le
Hall 4 qui en améliorant nettement le confort de tous permet de renouer un
dialogue fructueux avec une société en mal de repères mais fortement attirée par
les valeurs du monde rural.
Dans cet esprit, il faut souligner le mérite
de deux initiatives complémentaires qui ont eu lieu au salon cette
semaine.
La première est le lancement de la deuxième campagne de
communication "Agriculteurs d'Aquitaine" qui est basée sur des portraits
d'agricultrices et d'agriculteurs mettant en avant leur profession et leur
passion pour ce formidable métier.
La deuxième autour du rendez-vous, devenu
incontournable au fil des années, que sont les assises de l'origine. Au cours de
cette septième édition, il a beaucoup été question de communication en
particulier auprès d'un consommateur qui est trop facilement perdu ou qui a
simplement du mal à identifier les signes de qualité ou d'origine.
Dans
un cas comme dans l'autre, il faudra s'organiser et se prendre en main tout en
sachant que le meilleur vecteur de communication ce sont d'abord les
agriculteurs.
A nous d'être moteurs et acteurs de notre propre
communication.
Jean-Luc Capes
29 avril
2005
ÉVITONS UN FAUX
DÉBAT
Lors de la réunion régionale inter associations
spécialisées (AGPB – FOP – AGPM) de cette semaine à Toulouse, les récentes
paroles de notre ministre de l'agriculture qui serait ouvert à rediscuter des
références historiques pour la détermination des DPU ont fait
débat.
En fait nous sommes devant une énième offensive contre les
acquis historiques de la base maïs et la reconnaissance de l'irrigation.
Certains fonctionnaires du ministère seraient choqués que les agriculteurs qui
dans le cadre du découplage arrêtent de produire puissent percevoir des soutiens
sur la base de références élevées comme le maïs irrigué. Qu'ils ne se prennent
pas trop la tête avec tous ces cas marginaux car toutes les simulations
d'adaptation à la réforme de la PAC font état que c'est bien dans les zones
irriguées qu'on continuera à produire et qu'il y aura peu de modifications sur
les productions.
J'invite également ces penseurs aux formules
mutualistes aisées à reconnaître que malgré les aides historiques à l'hectare
élevées, les montants total des DPU par exploitation de notre grand Sud Ouest
seront très largement inférieurs à d'autres régions.
Monsieur
Bussereau devrait garder sa lucidité, car revoir le plan de régionalisation
franco-français, c'est accepter le débat à l'échelle de l'Union Européenne et
donc niveler à l'extrême, par le bas, les aides compensatoires de la ferme
France.
Notre ministre serait bien plus inspiré d'entériner une
bonne fois pour toute la référence départementale comme l'avait prôné la FNSEA
et nos trois AS végétales et de travailler prioritairement à débroussailler
toutes les inconnues juridiques sur la gestion des DPU.
22 avril
205
PAC ET CONSTITUTION EUROPÉENNE
Lors du
dernier conseil d'administration de la FDSEA, le projet de traité
constitutionnel européen occupa une majeure partie de l'après-midi. Après débat,
la FDSEA s'est engagée à ne pas donner de consignes de vote mais tous ses
responsables, ses militants sont libres de s'exprimer.
Au vu des débats
nationaux confus où tous les amalgames et diableries sont permis, nous avons
décidé de demander au journal "Le Sillon" de proposer plusieurs articles pour
éclairer nos connaissances en toute objectivité. Ces informations ont commencé
avec notamment cette semaine le projet de traité constitutionnel et ses
implications dans le domaine agricole.
Si nous vivons mal les contraintes
de la réforme de la PAC en cours, on peut remarquer que la PAC est pérennisée
par ce projet de constitution en reprenant les principes fondamentaux du traité
de Rome.
Rappelons-nous que ce budget agricole qui représente 45 % du
budget de l'union européenne est d'abord bénéficiaire pour la France y compris
les Landes alors que d'autres nations de l'UE le verraient bien
démanteler.
L'autre proposition importante réside dans l'extension de la
procédure de codécision entre le Conseil des ministres et le Parlement européen,
ce qui laisserait moins de liberté à la toute puissante technocratie de la
commission qui trop souvent n'entend pas les citoyens européens ou ses
représentants élus.
Donc, autant oser une nouvelle gouvernance qui
améliorera le fonctionnement de l'Europe et renforcera le poids des grands états
membres fondateurs comme la France.
A la veille de futures négociations
de l'OMC, c'est bien avec une Europe soudée où la France sera en pole position
que notre agriculture sera la mieux défendue face au libéralisme des pays du
groupe de CAIRNS.
Car l'isolement de la France pourrait nous être fatal,
soyons-en conscient.
Jean-Luc Capes.
8 avril
2005
LOI SUR L'EAU : PRIORITÉ AU STOCKAGE
Depuis cette semaine,
le passage du projet de loi sur l'eau au Sénat provoque de nombreuses
accusations de l'agriculture française.
Par principe, nos détracteurs
nous accusent de polluer et de ne pas être suffisamment taxés.
Savent-ils que
les agriculteurs à la recherche de réductions de charges en ces périodes de
baisses de revenus utilisent toujours moins de produits phytosanitaires
?
Savent-ils que pour abonder le budget des agences de l'eau les éleveurs
contribuent à hauteur de 6 millions d'euros, les céréaliers pour 40 millions
d'euros et les irrigants s'acquittent de 15 millions d'euros en fonction de
leurs prélèvements ?
Sont-ils conscients que durant la sécheresse 2003, c'est
dans les cours d'eau réalimentés par des retenues collinaires que le milieu
aquatique s'est bien comporté.
Sont-ils conscients que durant cet été
dramatique, le maïs irrigué a été la plante ressource pour bon nombre d'éleveurs
en manque de fourrages ?
Pour eux, l'agriculture utiliserait trop d'eau.
Font-ils la différence entre l'eau brute que nous utilisons et l'eau potable du
robinet ? Apparemment non.
Mais trop d'eau par rapport à quoi ? Aujourd'hui
l'irrigation utilise 3 % des précipitations annuelles, donc le bon sens appelle
à stocker l'eau des pluies hivernales qui de toute façon se perdent à
l'océan.
En cette période de crainte d'une future sécheresse estivale, il
est quand même surprenant que pas grand monde à part la profession agricole
n'ose envisager cette évidence de créer de nouveaux stockages d'eau. C'est un
projet qui a déjà fait ses preuves notamment dans notre département entre les
pouvoirs publics, les collectivités territoriales et les agriculteurs. Faisons
le pari de continuer car les besoins sont réels et de le faire partager à nos
concitoyens, aux associations de consommateurs car l'enjeu est primordial pour
l'ensemble du territoire.
Jean-Luc Capes
25 mars
2005
L'ENTREPRISE AU SERVICE DU PAYSAN
La réforme de la PAC, la
pression incessante de l'abandon de l'organisation commune des marchés, le
désengagement financier de l'État, la réduction de l'espace agricole sont autant
de mouvements de fond qui témoignent de beaucoup de changements à venir pour
l'agriculture française.
Devant ce nouveau contexte, une vraie loi
l'orientation agricole est attendue. En amont de cette étape, la FNSEA dans son
rapport d'orientation mise sur des entreprises agricoles compétitives au service
des hommes. Le temps est venu de la pause avec les grandes philosophies sur les
éternelles attentes de la société.
La priorité est à la reconquête du revenu
en édifiant un statut de l'entreprise agricole et en révisant l'organisation
économique des producteurs.
Le passage d'une approche patrimoniale à une
approche entrepreneuriale pourrait passer par la création d'un fonds agricole
qui reconnaîtrait l'entité économique de l'exploitation agricole.
Cette
dernière étant parfois si complexe entre ses biens matériels et surtout
immatériels que nous n'en sommes qu'au début du chantier.
Néanmoins, devant
un monde qui bouge à grande vitesse, l'agriculture doit évoluer vite avec une
loi d'orientation ambitieuse, indispensable à notre adaptation pour retrouver du
revenu et rester attractive pour les futures générations.
Jean-Luc
Capes
11 mars
2005
LE CONGRÈS DE LA PRÉ-RÉFORME
Si le congrès départemental
est toujours un moment fort de l'actualité syndicale de votre FDSEA, il l'est
d'autant plus à la veille de la mise en place d'une nouvelle réforme de la
PAC.
Une politique agricole qui n'est plus commune mais à la carte et
où les États membres ont fait leur marché avec des choix différents.
Adossé à
une complexité sans précédent, il est tout à fait légitime que les agriculteurs
soient dans l'expectative et doutent de leur avenir.
Alors comment
s'adapter ?
C'est ce que nous essaierons d'analyser lors de notre
congrès. Et autour d'une table ronde, devant un chantier aussi vaste, nous
tenterons avec pragmatisme, d'évaluer les atouts de la ferme Landes avec
plusieurs invités qui ont étudié cette nouvelle conjoncture.
Rendez-vous
mardi prochain à Aurice pour tracer les bons sillons de l'agriculture de
demain.
Jean-Luc Capes.
4 mars
2005
CONTINUER A COMMUNIQUER
Le salon de l'agriculture est sans
conteste un lieu unique pour bien communiquer sur notre métier.
Il est une
vitrine immense de la Ferme France qui permet de s'adresser directement au
public en abordant toutes les questions que se posent nos concitoyens où les
agriculteurs leur répondent en direct et sans intermédiaires.
Pour ce grand
rendez-vous, la région Aquitaine avec une délégation landaise bien étoffée,
prend une place significative avec l'omniprésence fédératrice de
Richelieu.
Cette semaine si particulière pour l'agriculture est une étape
importante pour le plan de communication de la profession "Agriculteurs
d'Aquitaine créateurs par nature" dont l'objectif fondamental est la
valorisation des métiers de l'agriculture.
Nous sommes sans doute en train
d'en récolter les premiers fruits puisque plusieurs sondages font état d'une
confiance retrouvée entre le public et les agriculteurs en matière de prise en
compte de l'environnement, de production de denrées saines et de
qualité.
Même l'obtention d'un revenu décent des agriculteurs ferait
désormais partie des préoccupations prioritaires de nos concitoyens.
Comme
quoi il n'appartient qu'à nous de communiquer sur l'image que nous souhaitons
développer et non laisser à d'autres le soin de parler à notre place !
Il
faut continuer dans cette voie.
Jean-Luc Capes.
25 février
2005
LES
JA EN CONGRES
Le 43ème congrès des jeunes agriculteurs se
tiendra ce vendredi à SAINT MARTIN D'ONEY avec pour thème "L'EAU SOURCE
D'INSTALLATION".
Nous réaffirmons notre attachement à l'installation de
jeunes agriculteurs dans des conditions économiques satisfaisantes. Le véritable
moteur de l'installation reste un revenu agricole stable, à la hauteur de
l'investissement dans notre métier. Quelle meilleure garantie alors que de
sécuriser un système d'exploitation basé sur la culture du mais par une logique
d'irrigation maîtrisée ?
A l'heure de la médiatisation du contre nous
argumentons en faveur du pour :
- la création de ressources hydrauliques
supplémentaires.
- le maintien de la culture du mais comme base de nos
exploitations.
- une agriculture nombreuse génératrice de valeur
ajoutée.
Nous acceptons volontiers le qualificatif de productiviste si nos
produits alimentent nos concitoyens mais également l'économie de notre
département rural.
Notre rapport d'orientation prendra la forme d'une
table ronde à laquelle participeront les partenaires de l'irrigation du
département.
Après deux années calamiteuses nous souhaitons que des solutions
concrètes soient mises en œuvre afin de poursuivre dans la voie tracée par nos
anciens : l'ingéniosité des hommes face à l'austérité de la
nature.
CHRISTOPHE BARRAILH
28 janvier
2005
L'ENJEU DE LA PROTECTION DES PLANTES
Suite à l'intervention de
Bernard Berque apiculteur du Pays de Born (mais pas borné pour autant), le
congrès national des producteurs de miel de France s'est déroulé avec succès
cette semaine à Dax, en présence de nombreuses personnalités agricoles de notre
département.
Force est de constater que l'ouverture était de mise puisque
plusieurs scientifiques de la recherche publique ou encore d'entreprises
phytosanitaires sont venus témoigner de leurs travaux.
Cependant la question
majeure de la mortalité des abeilles est toujours d'actualité. Plusieurs pistes
sont évoquées : maladies plus ou moins récentes, empoisonnement, manque de
nourriture à certaines périodes de l'année...
Sur ce dernier point, comme nous
avions pu le constater au dernier congrès de l'AGPM avec l'expérience conduite
depuis plus de trois ans par la FDSEA du Rhône, l'opportunité d'ensemencer des
jachères ou bientôt des bandes enherbées avec des espèces mellifères est sans
doute un objectif accessible.
Mais, si la protection des animaux est
indispensable à nos métiers, la protection des plantes l'est tout autant et nos
plantations de maïs restent toujours en attente d'un traitement efficace contre
les ravageurs du sol pour le printemps prochain. Et en terme de bilan, pour
notre agriculture de polyculture élevage, la protection de la culture du maïs
reste une priorité pour assurer une alimentation de qualité pour toutes nos
productions animales.
Jean-Luc Capes
21 janvier
2005
DANS LA CONTINUITÉ
Un grand MERCI aux nombreux militants de la
FDSEA et des JA qui ont bravé les intempéries pour représenter le plus gros des
troupes de la manifestation unitaire.
Si M. le Préfet a bien pris conscience
de notre ras le bol face à l'overdose administrative sur la mise en place de la
future PAC, plus surprenante était l'absence de quelque représentant que ce soit
de la DDAF à ce rendez-vous.
Pour notre part comme dans beaucoup d'autres
départements, ce rassemblement était dans la continuité d'autres manifestations
à Montauban, Strasbourg, Bruxelles où depuis deux ans nous avons dénoncé les
nouveaux principes de la PAC d'abandonner ses outils de gestion de marchés en
"verdissant" les aides avec cette fameuse écoconditionnalité et en découplant
les soutiens.
Par contre que des politiques de tous bords jusqu'à notre
ministre de l'agriculture, dénoncent ces principes aujourd'hui, est bien trop
facile alors qu'à l'époque on a davantage entendu des voix trouvant logiques et
normales la mise en place de cette écoconditionnalité que de voix s'offusquant
de la disparition des instruments de gestion des marchés.
Si à l'époque nos
décideurs avaient écouté et soutenu notre syndicalisme avec autant de
détermination que dans leurs propos d'aujourd'hui, nous n'en serions peut-être
pas là.
Jean-Luc Capes.
14 janvier
2005
MARDI MANIF
Depuis que Jean-Michel Lemétayer a obtenu fin
décembre du nouveau ministre de l'agriculture que l'année 2005 soit une année
blanche pour la mise en place de l'écoconditionnalité, tout le monde semble
avoir pris conscience que cette mise en œuvre est une véritable galère.
Les
exploitants agricoles ont pourtant, depuis la 1ère réforme de la PAC de 1992,
fait des efforts considérables en terme de protection de l'environnement, de
productions de qualité, de traçabilité et de sécurité alimentaire. Il faut
simplement arrêter de les assommer avec des tas de contraintes administratives
et nous ne voulons pas être considérés comme coupables avant même d'être
responsables !
De Bruxelles à Paris, quelle que soit l'administration, tout
le monde semble reconnaître depuis peu la nécessité de faire preuve
d'indulgence. Mais les signes de simplification ne sont pas là, bien au
contraire, avec un système de sanction qui pourrait se mettre en place basée,
sur le "flicage". Comme si les agriculteurs allaient travailler au quotidien
avec un permis à points agricole !
Pour dire notre ras le bol et dénoncer ces
complications du métier, nous vous invitons mardi matin à 10 h 30, devant la
préfecture de Mont de Marsan à une manifestation unitaire des syndicats
agricoles du département.
Jean-Luc Capes – Daniel Peyraube.
7 janvier
2005
MSA : VOTEZ DÈS MAINTENANT !
La protection sociale agricole
est un enjeu majeur pour notre syndicalisme et la meilleure façon de faire
reconnaître les spécificités du monde agricole est bien de conserver un régime
particulier avec la MSA.
C'est dans cet objectif que, pour les prochaines
élections MSA, seuls la FDSEA et les JA vous proposent des candidats dans tous
les cantons du département et pour tous les collèges afin de renouveler la
confiance à l'équipe sortante de Chantal Gonthier.
Une équipe qui durant son
dernier mandat pourra s'enorgueillir d'avoir obtenu de nombreux acquis avec
notamment : plusieurs revalorisations successives des retraites les plus
faibles, l'instauration de la retraite complémentaire obligatoire (RCO) ou
encore la possibilité de rachat d'année d'aide familial à un coût
accessible...
C'est bien sur cette dernière mandature que cette politique des
petits pas, dossier après dossier et le plus souvent grâce à un travail obscur
mais payant conduit dans les ministères à Paris, a obtenu le plus de résultats
et a grandement allongé sa foulée. Néanmoins, il reste encore beaucoup de chemin
à parcourir pour obtenir une véritable parité avec nos concitoyens.
Nos
revendications sont connues. Les deux plus importantes sont :
Pour les
retraites, la revalorisation immédiate de 12 % pour tenir compte de
l'harmonisation des SMIC mais aussi le respect des engagements Fillon.
Pour
les exploitants agricoles, la révision de l'assiette des cotisations pour que
seuls les revenus du travail servent au calcul des cotisations.
L'enjeu de
cette élection est donc important, pour continuer ces légitimes combats et
garder une caisse de MSA bien gérée, proche de vous avec des relais sur tout le
territoire.
Alors, à partir de cette fin de semaine, surveillez votre
courrier, n'oubliez pas de voter et de faire voter votre voisinage en accordant
votre confiance aux candidats FDSEA-JA.
Jean-Luc Capes.