Cette semaine des agriculteurs ont manifesté à l'entrée
d'un petit village du Pas-de-Calais car le nouvel aménagement routier, fait de
chicanes et de jarres de fleurs, empêche désormais les engins agricoles de
traverser leur bourg.
Au-delà d'une histoire "Cloche merle", ce témoignage illustre bien la non
prise en compte de notre activité au
quotidien.
Aujourd'hui, beaucoup trop de gens assimilent nos campagnes à de grands
espaces qui leur sont dévolus pour passer des week-ends oxygénation sans se
soucier de ceux qui vivent et travaillent au
pays.
Alors que faire ? Surtout ne pas s'isoler. Mais continuer de communiquer
pour expliquer notre métier à nos concitoyens et à nos élus locaux. L'engagement
des agriculteurs et des agricultrices en tant qu'élu local est sans nul doute la
meilleure des préventions pour faire prendre en compte notre activité
quotidienne.
Lors du congrès des agricultrices dela FNSEA à Dax, le témoignage de
l'engagement de Geneviève Anaclet, maire d'un petit village landais, nous en a
apporté la preuve.
Chez elle, il n'y a pas de fleurs de la discorde, même les jachères
arrivent à fleurir car les agriculteurs sont en situation de travailler
sereinement et d'être des acteurs reconnus du monde
rural.
Jean-Luc Capes