« Demain l’agriculture devra produire plus et
mieux ». Beaucoup de responsables politiques qui seront présents à la
conférence sur le climat de Copenhague le répètent inlassablement. Côté
agriculteur on a l’impression d’être surtout engagé sur le deuxième point de cet
objectif malgré toutes les contre vérités que l’on a entendu ici ou là. Au
lendemain de ce sommet sur l’environnement de nouvelles contraintes nous
concernant serait une demi-surprise. Mais taxer les émanations de méthane de nos
vaches ressemble quand même à une vaste fumisterie, quand on sait que
la Chine premier
émetteur de gaz à effet de serre n’a pas ratifié le protocole de
Kyoto.
Il serait beaucoup plus sérieux pour cet objectif
légitime de réduire les émanations de gaz à effet de serre, de bien étudier tout
les efforts de captage que peut assumer l’agriculture et la
sylviculture.
D’ailleurs l’idée d’un marché carbone spécifique à notre
secteur peut devenir une réalité. Tout comme l’instauration d’une taxe carbone
aux frontières de l’Europe aurait toute sa légitimité vis-à-vis des pays peu
scrupuleux en matière
d’environnement.