Sur le débat du défi de l’alimentation
humaine à l’échelon planétaire, les experts se succèdent avec parfois des
analyses très nuancées.
Depuis un certain temps tout le monde
s’accorde à dire qu’il va falloir produire plus et sur moins de surface
puisque13 millions d’hectares de terres arables disparaissent chaque année sur
notre planète. Lors d’un récent colloque sur le sujet au ministère de
l’agriculture Mme Laurence ROUDART de l’université libre de Bruxelles a présenté
son étude sur la disponibilité des terres cultivables non exploitées au niveau
mondial prouvant ainsi que la productivité ne serait pas la seule réponse au
défi alimentaire.
Ainsi si l’Asie et le Moyen Orient
plafonnent, l’Amérique du Nord, l’UE à 27 plus la Russie exploiteraient 50 %
de terres cultivables. Seulement 12 % en Amérique Latine, voire 20 % en Afrique
Subsaharienne !
Au-delà des contraintes agronomiques,
reste à mettre en œuvre beaucoup de politiques publiques avec comme premier
écueil le changement d’allocation des terres et l’accès au développement.
Quant à la France, jamais
l’artificialisation des terres
agricoles n’a été aussi importante, de l’ordre de 93 000 ha par an. Pas sûr que les nouvelles
mesures issues de la
LMA et de la loi Grenelle 2 permettent d’inverser
significativement la tendance.
Beaucoup de résultats reposeront
sur la capacité des collectivités publiques à se montrer responsables dans leurs
arbitrages et à faire ce qu’ils disent.