Nos
collègues ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon, à qui l’on vient d’interdire la
commercialisation de leurs huîtres sont dans le désespoir. Ils ont pris un sacré
coup de tapette de ce fameux bio test de la souris qui ne permet pas de dire
s’il y a un risque pour la santé humaine, d’autant qu’aucun docteur du bassin
n’a recensé de malade lié à la dégustation d’huître. La seule réponse apportée
aux agriculteurs de la mer est de leur annoncer que dans deux ans, il y aura des
tests plus précis !
En
attendant au nom du sacro-saint principe
de précaution, les pouvoirs publics ont suspendu la
consommation d’huîtres.
Ceci
nous rappelle quelques évènements récents comme l’ESB, la grippe aviaire, avec
lesquelles on nous promettait la fin du monde alors que les piqûres de frelons
ont fait bien plus de victimes sur la même période.
Certes, tout problème sanitaire doit être pris au sérieux, mais se
réfugier systématiquement derrière le principe de précaution est
invivable.
En
fait, c’est tout à fait représentatif d’une société de nantis, qui refuse la
recherche, le progrès pour s’arc-bouter derrière des certitudes du temps passé.
Malheureusement, le principe de précaution est désormais inscrit dans la
constitution française pour finalement faire la part belle aux marchands de
peur.