Cette année, la commission des comptes de l’agriculture
de la nation a mis beaucoup de temps avant d’afficher ses résultats. Comme si
l’ampleur de l’effondrement du revenu agricole étonnait, et qu’il fallait
prendre du temps pour tout bien vérifier. Mais sans surprise les faits sont bien
là.
Quelle profession peut supporter une baisse de revenu de
34 % en moyenne ? C’est le
plus bas revenu de la
Ferme France depuis 30 ans. Dans les Landes le
chiffre 20 % de chute en 2009 risque de laisser de nombreuses séquelles. Et ce
n’est pas le plan de soutien de l’agriculture qui suffira à gommer cette
situation, d’ailleurs il sera sans doute nécessaire de la renforcer.
Face à cette conjoncture, le facteur temps sera
essentiel pour redresser la barre. Les pistes pour retrouver de l’espoir doivent
se dessiner : avec une PAC plus souple, plus efficace et volontaire en
termes de régulation des marchés avec des filières mieux organisées qui
permettront d’imposer des prix rémunérateurs pour les
producteurs.
En France pour maîtriser les charges il est impensable
d’en rajouter dans le domaine social et environnemental. Les distorsions de
concurrence sont trop importantes.
D’urgence nos responsables politiques doivent agir pour
donner des perspectives claires, pour prouver que l’agriculture est un enjeu
stratégique de la nation.