Vous l’avez sans doute
regardé sur une chaine de la télévision publique, l’autre soir le photographe Yan Arthus
Bertrand a eu toutes les libertés pour régler ses comptes avec l’agriculture à
coup d’images chocs.
Ça fait cher la redevance
TV pour les paysans. Ce n’est plus du documentaire mais tout simplement de la
désinformation adossé à de l’approximation, comme par exemple le fait de dire
que la légitime agriculture bio a le potentiel de nourrir la planète demain. A
suivre de tel sorcier de l’information les lendemains s’annoncent douloureux
pour les 9 milliards d’humains annoncés pour 2050.
Il ne s’agit pas de nier
l’environnement, il fait parti du quotidien de notre métier, mais il s’agit de produire d’avantage tout en
produisant mieux ! C’est ce qu’appelle de ses vœux le scientifique Michel
Griffon qui prône son concept
« d’agriculture écologiquement intensive ». C'est une agriculture qui s’autorise à recourir aux produits
phytosanitaires voire aux biotechnologies, mais qui emprunte avant tout d’autres
voies chaque fois que cela est possible. En fait un bon pragmatisme paysan
moderne, basé sur l’observation et la présence sur le terrain. Un concept qui
mériterait bien des explications sur une chaîne publique, mais il n’est sans
doute pas assez tendance à ce jour.
Restons convaincus de ce
bon sens, il s’imposera naturellement.
Jean Luc Capes.