Pendant que certains batifolent sur la sémantique des
mots biocarburant et agro carburant, l’ADEME (Agence de l’Environnement et
la Maîtrise
de l’Energie) a répondu à la mission que lui avait confié le Grenelle 1
d’étudier les bilans énergétiques et environnementaux des biocarburants de
première génération.
Il en ressort que ces bilans sont largement positifs et
pourront être encore améliorés, ce qui n’est pas une surprise et confirme donc
tous les atouts des biocarburants en tant qu’énergie renouvelable.
A ce titre, leur affecter la taxe carbone serait une
hérésie. Au vu du silence assourdissant des ministères de l’agriculture et de
l’écologie sur cette étude tout est malheureusement possible. Même après la
tempête Klaus M. Borloo n’a daigné se déplacer, ne serait ce que pour impulser
une dynamique de circonstance pour des projets de biomasse. Car soyons tous
conscients que si la nature a mis des siècles à transformer la biomasse en
pétrole, il va nous falloir de nouveaux moyens pour gommer le temps et accélérer
ce phénomène.
C’est tout l’enjeu des biocarburants de deuxième
génération.