L’année dernière, les experts agricoles assuraient que les
cours des matières premières agricoles allaient durablement être plus élevés,
que ceux connus depuis une dizaine d’années.
Aujourd’hui pour le maïs, point de durable, la crise
financière, la récession et tout simplement une année de production normale,
sans aléas climatiques plombent les prix avec une chute de 40 % en 3
mois.
De plus l’inflation des charges sans précédent aggrave
la situation.
Dans ce contexte des plus sombre, comme en 2004, il
est stupéfiant d’entendre notre ministre de l’agriculture dire que "nos prix
sont en repli, mais restent soutenus". "Prix soutenus". Après une telle
dégringolade, il faut y croire !
De plus, il a rajouté que les aides publiques du
secteur "ne sont pas équitables" et imposent de "rectifier le
tir".
On est à même d’attendre une analyse bien plus globale
de l’agriculture de la part de son ministre qui avant tout doit défendre son
secteur d’activité.
C’est plutôt à lui de rectifier le tir, et il aura
intérêt d’être bien plus pertinent lors de la conférence du revenu agricole du
12 novembre. D’ici là, il va falloir se faire entendre, auprès des pouvoirs
publics au moins, pour expliquer
que ce n’est pas en laissant filer l’inflation des charges et l’effondrement des
cours des productions agricoles que l’agriculture sera un exemple de
développement durable.