Lors de la dernière
session de
la
Chambre d'agriculture de l'année, le verdict sur
l'évolution du revenu agricole landais est tombé avec une hausse de 35 % par
rapport à 2006. Mais de simplement 10 % de plus par rapport à
2002.
Vous en connaissez les
raisons : un prix d'acompte du maïs progressant de 50 % par rapport à l'année
dernière et un rendement départemental à 103 quintaux. Mais cette très bonne
nouvelle pour la ferme Landes se vit différemment selon l'importance de la
production de maïs sur l'exploitation.
Devant la hausse brutale
et importante des prix agricoles comme les céréales et le lait, certains comme
la commissaire agricole Fischer Boël y voient l'opportunité de laisser place
nette au marché et de remettre en cause tout mécanisme de
régulation.
Il est sans doute
souhaitable de rester lucide et de se garder de l'euphorie car les conjonctures
de marché se nourrissent d'aléas qui, additionnés les uns aux autres, amènent
des déséquilibres vecteur de prix soit très élevés soit catastrophiques pour les
produits agricoles.
Supprimer des outils de
régulation c'est facile à faire et rapide. Les remplacer c'est moins évident et
par quoi ? On nous parle d'assurance récolte mais nous sommes toujours en phase
expérimentale. En face les Américains ont toujours des aides publiques "contra
cycliques" en roue de secours. Pourquoi l'Europe se dépouillerait de tout
mécanisme sécuritaire pour ses agriculteurs et ses consommateurs
?
On va vers une période
avec des prix de marché toujours plus erratiques et volatils qui nous imposent
d'avoir un filet de sécurité. C'est l'enjeu n° 1 des futures négociations de
la
PAC car une chose est sûre, des aléas il y en aura
toujours.
Jean-Luc
Capes.