GRENELLEMENT VOTRE
Le discours très volontariste du chef de l'Etat à la
fin du Grenelle de l'environnement a mis la barre haute en soumettant
l'agriculture à sa " révolution écologique ".
Doit-on être inquiets ? Sans doute une question
de sensibilité. En fait la deuxième phase du Grenelle sera déterminante lorsque
qu'il s'agira de traduire les orientations en textes législatifs et en
dispositions réglementaires. C'est à ce niveau là que l'on pourra juger les
mesures opérationnelles issues du Grenelle et en apprécier leur bien fondé,
technique, économique et environnemental.
La présence de M. Barroso
lors de ce discours de clôture n'était sans doute pas qu'un simple
symbole. En effet
la France
ne peut pas être la seule
audacieuse, en terme d'environnement. N'oublions pas que notre agriculture est
toujours régie par des règles communautaires européennes. L'isolement de notre
pays pourrait entrainer une distorsion de concurrence qui nous serait fatale.
L'agriculture française doit disposer de moyens
appropriés pour concilier efficacité économique et efficience écologique afin de
relever le défi de l'alimentation et des bioénergies.
Jean Luc Capes.