Solidarité dans le monde rural
Le jeudi 18 février, plus de 2 000 manifestants
sont venus soutenir le chasseur accusé d'avoir abattu une louve en décembre
dernier. Eleveurs et chasseurs étaient également présents, maires, députés,
sénateurs. Une délégation a pu assister au procès où pas moins de 9 parties
civiles étaient représentées. Aucun cliché n'aura été oublié au cours de cette
audience : le loup a été dépeint comme un " animal craintif et fragile ", "
moins dangereux qu'un sanglier " et qui souffre d'une " vision moyenâgeuse de
bête féroce liée à la méconnaissance de l'animal".
Au final, là où le prévenu risquait de
l'emprisonnement et 9 000 € d'amende, le procureur, qui ne considérait pas
l'affaire comme un acte de braconnage n'a requis que 1 500 € d'amende ferme (3
000 € avec sursis) et 3 ans de retrait de permis de chasse.
Les associations écologistes ont réclamé, quant
à elles, leur part du gâteau (CRAVE 3 500€, Arnica Montana 1 500€, Association
Brigitte Bardot 2 000€, etc. Le délibéré est mis en jugement au 25 mars.
Nous remercions vivement tous les participants
des départements voisins (Savoie, Isère, Alpes de Haute Provence et autres) pour
leur soutien et le calme dans lequel s'est déroulée cette manifestation.
Le problème du loup est un problème qui touche l'ensemble du
monde rural et nous devons être solidaires pour réclamer un véritable plan de
gestion de l'espèce, qui a aujourd'hui atteint une population suffisante à son
maintien.