Dès la parution de l’arrêté du 12 janvier 2010 fixant les
nouveaux tarifs d’achat, de nouvelles
conditions de production mais aussi
des règles de gestion de la période transitoire pénalisante
pour les
porteurs de projet, la FNSEA, Jeunes Agriculteurs et l’APCA ont fortement réagi
pour dénoncer une discrimination et une remise en cause inacceptables à
l’encontre des
agriculteurs. Le monde agricole a été entendu et un arrêté
complémentaire est à l’étude.
Au-delà de ces avancées substantielles, la FNSEA, Jeunes
Agriculteurs et l’APCA tiennent à
appeler solennellement l’attention du
Premier Ministre et du Ministre de l’Environnement sur
leurs attentes
suivantes :
• Tous les dossiers de moins de 250 KWc dont les demandes ont
été transmises entre le
1er novembre 2009 et le 11 janvier 2010 doivent être
traités sur les bases et les
conditions tarifaires de l’arrêté du 10 juillet
2006.
• Les installations inférieures à 250 KWc doivent bénéficier, après le
11 janvier 2010 du
tarif de 50 centimes le KW, aussi bien sur les bâtiments
fermés 3 cotés que neufs et
anciens.
Les informations disponibles
aujourd’hui prouvent que ce n’est pas les installations de moins
de 250 KWc,
dans lesquelles se trouve presque la totalité des projets agricoles, qui ont
créé la
bulle spéculative, mais bien les projets de puissance beaucoup plus
importante. Pour les
dossiers de plus de 250 KWc, le dossier doit être
étudié dans le détail, en particulier pour les
cas où la réalisation est
déjà très avancée.
Enfin, la FNSEA, Jeunes Agriculteurs et l’APCA dénoncent une
nouvelle fois le privilège et
la préférence donnés aux projets au sol sur
les surfaces de toit : doit-on rappeler que la terre
agricole est à
préserver et que tout un pan du projet de loi LMAP veille à l’affirmer.