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  23/11/2011
  Plan d'adaptation de la gestion de l'eau: la grande imposture

Avec la terrible sécheresse du printemps et devant la détresse de nombreux éleveurs, le Président de la République a demandé, le 9 juin dernier, un plan quinquennal de stockage de l’eau. Mais, après le retour de quelques pluies automnales et à quelques mois des élections, le temps n’est manifestement plus à l’ambition ! Le plan d’adaptation de la gestion de l’eau, présenté hier par le Gouvernement, c’est mesurettes et pure démagogie.


Avec la terrible sécheresse du printemps et devant la détresse de nombreux éleveurs, le Président de la République a demandé, le 9 juin dernier, un plan quinquennal de stockage de l’eau. Mais, après le retour de quelques pluies automnales et à quelques mois des élections, le temps n’est manifestement plus à l’ambition ! Le plan d’adaptation de la gestion de l’eau, présenté hier par le Gouvernement, c’est mesurettes et pure démagogie.

Mesurettes :

Le volet concernant la réalisation de retenues ne représente que 10% des besoins en stockage. D’évidence, en cas de nouvelle sécheresse, cette faible capacité de stockage n’aurait que peu d’effet alors que les modèles météo laissent présager des situations de sécheresse de plus en plus fréquentes pour l’avenir. Courage fuyons ! Les générations futures n’auront qu’à se débrouiller !

Démagogie :

Comme de bien entendu, les agriculteurs manquent de bon sens et ce plan compte bien les remettre dans le droit chemin en imposant des cultures plus économes en eau que le maïs. Toute culture a des besoins en eau et cessons de stigmatiser le maïs dont les producteurs et les éleveurs ont mesuré l’extraordinaire efficience en 2011. Pour notre Gouvernement, une culture économe en eau c’est moins d’irrigation et qu’importe si elle produit peu et ne trouve ni marchés ni débouchés.
Cette gestion hyper centralisée et par l’absurde de l’agriculture française est dangereuse
pour son autonomie et contraire aux déclarations du Ministre de l’Agriculture en conclusion du G20 agricole et notamment à l’ambition affichée en termes de besoins : répondre aux enjeux alimentaires et participer aux équilibres mondiaux.

En conclusion un plan ni fait ni à faire et à 180° des demandes exprimées le 28 juin dernier lors du colloque « sécheresse : arrêtons de gaspiller l’eau ».


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