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PaysansInfo.fr


Les actions et revendications d'un coup d'oeil

 3/9/2010

Plus de 1200 exposants accueilleront les 100 à 120 000 visiteurs attendus pour la 24ème édition du Space qui se déroule du 14 au 17 septembre au Parc des Expositions de Rennes et ce malgré la crise qui frappe la plupart des productions animales

 

 2/9/2010

2010 n’est pas 2009, mais la rentrée en agriculture est encore placée sous le signe des crises cette année, de trésoreries en état d’urgence financière… C’est la toile de fond des messages qu’a martelés devant la presse, le 1er septembre, Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA. Déterminé, ce dernier a fait sonner tous les avertisseurs en direction du gouvernement, de la grande distribution et de l’industrie agroalimentaire, affirmant : « Les producteurs ne seront pas la variable d’ajustement du bordel des marchés et du pouvoir d’achat des consommateurs ! » Le ton de la rentrée est donné. Après les vives tensions survenues dans le secteur du lait cet été, les producteurs de viande bovine et de porc sont plongés dans une situation extrêmement difficile. Aussi la FNSEA demande-t-elle d’abord des « mesures d’urgence » pour soutenir le revenu des productions les plus en difficultés. Et corollairement, son président ajoute immédiatement : « Mais il n’y aura pas de solutions pour le revenu de ces producteurs (porc et bovin viande, ndlr) si on n’améliore pas le prix payé au producteur ».

En cause : la dérégulation des marchés agricoles depuis 15 ans et sa comparse la spéculation, jugées « insupportables » par le syndicat agricole ; mais aussi « la logique du prix toujours le plus bas » de la part de la grande distribution, « un désastre pour les paysans, la valeur ajoutée et les emplois ». L’envolée récente des matières premières végétales telles que le blé, en raison de très mauvaises récoltes à l’est de l’Europe, a des conséquences immédiates sur le prix de l’aliment du bétail. Résultat : les producteurs de porc, par exemple, ont connu trois hausses successives du prix de l’aliment depuis mi juillet… Or les cours du kilo de carcasse, eux, calent toujours à des niveaux très bas…

 

 2/9/2010

Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, vient d'annoncer la signature, fin septembre, d'un protocole d'accord national sur les services publics en milieu rural (issu des Assises des territoires ruraux).

Cet accord national vise dans un premier temps à l'expérimentation, dans différentes zones rurales du territoire, des partenariats de services entre les opérateurs, les services de l'Etat et les collectivités territoriales volontaires, leurs groupements et leurs établissements, dans le respect de l'identité de chacun.

Par rapport à la charte sur l'organisation de l'offre des services publics et au public en milieu rural, signée le 23 juin 2006, cet accord aura une force contraignante.

Enfin, le ministre a indiqué que la dotation de 5 milliards par an sur trois ans du fonds national d'aménagement et de développement du territoire prévue par le plan national permettra de contribuer, aux côtés des opérateurs, au déploiement de moyens d'accès communs aux services.

 

 1/9/2010

Le dispositif d’accompagnement spécifique des agriculteurs (DACS-AGRI) décidé dans le cadre du plan de soutien exceptionnel de novembre dernier présente un réel intérêt pour les agriculteurs les plus en difficulté.
Cependant, les conditions d’éligibilité précisées par le ministère qui préconisent de prendre le revenu au niveau de 0 lorsque celui-ci est négatif, ont pour effet d’écarter de cette mesure beaucoup d’agriculteurs fortement touchés par la crise.
Ce critère qui apparaît totalement incohérent avec l’esprit de ce dispositif, fait l’objet de beaucoup d’incompréhension dans son application sur le terrain.Aussi, Jean-Michel Lemétayer a demandé au ministre de revoir cette condition d’éligibilité pour permettre à ce plan de soutien de répondre pleinement aux attentes des agriculteurs les plus en difficulté.

 

 31/8/2010 Parce qu’il est capital de garder une agriculture d’Hommes, de territoires et de biodiversité, des jeunes agriculteurs venus de toutes les régions de France seront présents ce soir sur le parvis de la Défense pour proposer leurs produits (fruits, légumes, fromage, pain,…) et rappeler que "l'agriculture est capitale pour les générations futures".  

 31/8/2010

La Fédération Nationale Ovine s'est félicité de la visite de M. le Président de la République
et de M. le Ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche dans une ferme ovine de
Provence Alpes Côte d’Azur vendredi 27 août.

Cette visite a été ressentie comme une reconnaissance du travail effectué dans le cadre de
la reconquête ovine suite au rééquilibrage des aides en faveur de l’élevage ovin. En effet, un
travail important a été effectué depuis un an et demi dans les domaines du prix de l’agneau, de la technicité des exploitations et de l’installation de nouvelles troupes ovines.

La FNO a déclaré qu'elle ne manquerait pas d’alerter le Président de la République sur le problème des prédateurs que rencontre l’élevage ovin dans les massifs alpin et pyrénéen

 

 19/8/2010

Lait 

La mobilisation a payé, un accord trouvé.

Après plusieurs semaines de mobilisation du réseau FNSEA, JA et FNPL sur tout le territoire ainsi qu’une rencontre jeudi 12 août avec les industriels, ces derniers ont accepté de revenir à la table des négociations ...

Hier, mercredi 18 août, à l'issue de nombreuses heures de négociation, l'interprofession laitière a trouvé un accord portant sur trois points :

  • les références de prix lait sur l'année 2010 : une augmentation du prix de 10%, soit 31 euros les 1000 litres, par mois, jusqu'à la fin de l'année.
  • la prise en compte des problèmes de compétitivité avec l'Allemagne : un indicateur de compétitivité s'appliquera en 2011, sur les bases d'un écart maximum de 10 euros sur les prix mensuels désaisonnalisés et de 8 euros sur une moyenne de 12 mois glissants.
  • les problèmes de couples volumes/prix et charges des exploitations laitières.

Malgré ces avancées, le travail se poursuit pour assurer un avenir aux éleveurs français.

 

 

 13/8/2010

Partout en France, les éleveurs se sont mobilisés ces dernières semaines pour sticker les produits des industriels qui remettaient en cause leurs engagements de juin 2009. Jeudi 12 août, les trois organisations professionnelles agricoles (FNSEA, FNPL et JA) ont réalisé une première avancée sur la hausse du prix du lait en obtenant un début d'accord avec les industriels laitiers : à l'issue de cette journée de mobilisation, les industriels privés s'engageaient à respecter l'accord du 3 juin 2009 et à payer le lait avec une augmentation de près de 10% en 2010, et un mois de juillet à 330 euros/1000 litres. Une nouvelle réunion interprofessionnelle prévue la semaine prochaine devrait permettre de conclure ces négociations.

 

 12/8/2010

L'ultimatum est arrivé à son terme ! Les entreprises n'ont pas répondu aux producteurs.

Des délégations FNSEA / JA / FNPL se rendent ce jour aux sièges sociaux des entreprises Lactalis, Bongrain, Soodial, Leita et Bel.

 

 11/8/2010

Depuis trois semaines, les producteurs de lait sont mobilisés dans toute la France : rencontres avec les préfets, rencontres avec les industriels, actions " coup de poing ", opération de "stickage" en GMS... Autant d'actions pour faire entendre aux industriels laitiers la voix des producteurs et leur demander un retour à la raison : respecter l'accord du 3 juin 2009.

 

 10/8/2010

Dans une lettre ouverte datée du 6 août, le président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), Henri Brichart, appelle à ce que l'accord du 3 juin 2009, serve "de base au suivi des marchés et à leur répercussion sur le prix du lait, sans occulter le contexte européen et la vision que nous devons avoir sur les volumes de production ".

"Les lignes directrices de la FNPL, affichées lors de nos deux précédentes Assemblée Générales, se basent sur un constat simple : la dérégulation met les éleveurs dans une situation de plus grande dépendance vis-à-vis des entreprises qui nous collectent et nous payent notre lait. Celles-ci se concentrent, gagnent encore du pouvoir et se positionnent de plus en plus sur des marchés européens et internationaux ", insiste Henri Brichart.

"Notre objectif n'est pas de rentrer dans un conflit systématique, qui se répète de plus en plus souvent, avec ceux qui assurent notre débouché. Ce que nous voulons, c'est un rapport équilibré, la reconnaissance effective que nous faisons entièrement partie de cette filière et que notre existence et notre viabilité soient assurées, bref, des rapports gagnant-gagnant ."

 

 6/8/2010

Les secrétaires généraux de la FNSEA, JA et de la FNPL se sont réunis ce jour dans
les locaux de Jeunes Agriculteurs pour définir la stratégie syndicale sur le dossier
laitier. Ils ont fait une déclaration commune

"Conscients des difficultés dans lesquelles se trouvent les éleveurs et le mutisme
que leur opposent les industriels, nous faisons appel à la responsabilité de tous les
acteurs de la filière.

En premier lieu, nous dénonçons les industriels qui ne respectent pas leur signature.
Nous exigeons qu'une nouvelle rencontre interprofessionnelle ait lieu dans les
meilleurs délais pour que les producteurs puissent connaître le prix du lait de cet été.
Par ailleurs, afin de maintenir la pression, nous appelons les départements à
généraliser les opérations de stickage des produits de ces mêmes industriels.

Les pouvoirs publics doivent aussi jouer leur rôle en proposant et en faisant
respecter un cadre équilibré des négociations.

Enfin, les consommateurs ne doivent pas être oubliés. Le travail des agriculteurs doit
être justement rémunéré mais les consommateurs ne doivent pas en subir les
conséquences. Nous écrirons aux associations de consommateurs pour leur
expliquer le contexte, les enjeux et relayer auprès d'eux la liste des marques qui ne
jouent pas le jeu.

Le compte à rebours est lancé.

Nous donnons 8 jours aux industriels pour respecter leur engagement pris le 3 juin
2009. Sans réaction de leur part, nous appellerons les producteurs à venir demander
des comptes aux dirigeants des groupes concernés. Et nous prendrons la presse et
les consommateurs à témoin.

Rendez-vous le 12 août aux sièges sociaux des industriels."

 

 

 6/8/2010 La FNSEA, JA et le Service de Remplacement France ont adressé un courrier demandant le maintien du crédit d'impôt remplacement pour congés des exploitants.

Cette réaction adressée par les 3 organisations conteste la remise en cause par le gouvernement du dispositif, créé en 2006 et reconduit pour l'année 2010 par la loi de finances 2009.

 

 

 5/8/2010

Le prix du blé augmente : réjouissons nous. Les céréaliers français, après une chute de leurs revenus de 53 % en 2009, en ont bien besoin.

 

Mais qu’apprend t’on ? Le prix de la baguette augmenterait !

 

C’est étrange, l’année dernière le prix du blé avait chuté de près de 40% et pourtant les prix affichés du pain n’ont pas baissé ! L’argument des prix agricoles ne s’appliquerait qu’à la hausse…

 

D’autant que les prix de la céréale ne représentent que 5% de ceux du pain. Et ce pourcentage, lui, n’augmente pas.

 

Et ça ne mange pas de pain de pointer du doigt une nouvelle fois les agriculteurs. Après les avoir accusés d’être des pollueurs, pourquoi n’affameraient-ils pas la population ?

 

Cessons d’avoir des discours simplistes toujours au détriment des consommateurs et de ceux qui les nourrissent !

 

 5/8/2010

En mars 2010, la FNSEA a déposé un recours gracieux par voix d'avocat contre l'arr^^eté du 12 janvier 2010 " fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil telles que visées au 3° de l'article 2 du décret n°2000-1196 du 6 décembre 2000 ".

Depuis, la FNSEA n'a reçu aucune réponse de la part des co-signataires de cet arrêté qui sont : le Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi ainsi que le Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).

Au contraire, le MEEDDM a diffusé une circulaire qui précise les critères retenus dans l'arrêté tarifaire du 12 janvier. Cette circulaire va à l'encontre des demandes de la FNSEA ; par exemple, elle précise ce qu'est un bâtiment clos et couvert. La définition exclut " tout bâtiment qui nécessite, pour une raison technique ou architecturale, d'avoir des ouvertures permanentes en toiture ou sur une face latérale ".

Dans la continuité de la démarche engagée via le recours gracieux, le Conseil d'administration de la FNSEA a validé une décision des membres du bureau FNSEA consistant à déposer un recours auprès du conseil d'état. La procédure est engagée depuis mi-juillet. Nous vous informerons des suites qui seront apportées.

 

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